• Les déchets qui jonchent les plages sont responsables de la mort de nombreux reptiles à carapace qui les ingèrent.

     

    Le triste sort de tortues assaillies par le plastique

    Le triste sort de tortues assaillies par le plastique 

    Sur cette photo, une tortue victime de la pollution de plastique. Plusieurs d'entre elles le sont aussi en mangeant des items en plastique qu'elles confondent avec de la nourriture.

    PHOTO STEFAN LEIJON, ARCHIVES FLICK'R

      

    Délicatement, l'équipe de soigneurs ramène Kenzo la tortue de mer sur la plage de Watamu, au sud-est du Kenya, jonchée de bouchons, pots de yaourt et tongs usagées. Enfin débarrassé de son harnais, l'animal pousse dur sur ses pattes et gagne les vagues mouchetées de ces déchets qui menacent tant de ses congénères.

    Dans un mouvement parfait, Kenzo disparaît dans les profondeurs de l'océan Indien. Cas rare de fin heureuse pour ces tortues kényanes directement menacées par notre surconsommation de plastique.

     

    Plusieurs dizaines d'entre elles réclament chaque année une prise en charge urgente sur cette côte idyllique de Watamu où s'accumulent des plastiques venus parfois de très loin, d'Indonésie, de Madagascar ou du Yémen, comme en témoignent les étiquettes sur les détritus.

    Les plus courants sont les bouchons, mais il y a aussi les briquets, brosses à dents, emballages alimentaires, bouteilles, et bien sûr les sacs. Que les tortues confondent avec des méduses ou autres sources de nourriture.

    «Elles finissent par imploser»

    «Cela provoque une occlusion... mais elles ont toujours faim, alors elles continuent de manger. Ca s'accumule, ça s'accumule, et elles finissent par imploser,» explique Casper van de Geer, directeur du Local Ocean Conservation, qui prend en charge les tortues de Watamu.

    «Ou bien elles souffrent tellement qu'elles sentent qu'elles doivent cesser de manger. Alors elles meurent de faim,» explique-t-il, tout en ramassant des déchets sur la plage. Beaucoup de tortues sont ainsi retrouvées flottant, tout juste en vie, si remplies de plastique qu'elles ne parviennent plus à plonger. A ce stade, très peu peuvent être sauvées.

    A la «clinique» des tortues, l'équipe de Casper van de Geer leur administre des laxatifs. «Cela prend un certain temps, mais à la fin, après beaucoup de souffrance... je veux dire, c'est un reptile, qui ne peut exprimer sa souffrance sur son visage, mais vous pouvez voir qu'il ferme ses yeux et qu'il est entièrement tendu, et soudain pouf , tout sort», décrit-il. «Mais parfois elles n'y arrivent pas. Et souvent l'animal meurt.»

    9,1 milliards de tonnes

    La pollution des océans par les plastiques est à l'agenda de l'Assemblée des Nations unies pour l'environnement, qui s'ouvre lundi à Nairobi. Selon le Fonds mondial pour la nature (WWF), 8,8 millions de tonnes de plastique rejoignent les mers chaque année. Or un sac plastique met des centaines d'années à disparaître, et des plastiques plus durs peuvent prendre des millénaires.

    D'après une étude américaine, plus de 9,1 milliards de tonnes de plastique ont jusqu'ici été produites dans le monde, la plupart finissant en décharge ou dans l'océan. Avant l'ouverture de l'Assemblée lundi, le chef de l'agence de l'ONU pour l'environnement (PNUE), Erik Solheim, a appelé à une action urgente pour que les océans ne se transforment pas en «soupe de plastique». Au rythme actuel, «d'ici 2050 il y aura plus de plastique dans les mers que de poisson», a-t-il prévenu.

    A Watamu, les habitants font ce qu'ils peuvent. Mohamed Iddi, un pêcheur de 42 ans, assure ramasser chaque jour sur la plage deux à trois gros sacs poubelle remplis de plastiques. «Certains sont amenés par la mer, d'autres par les gens venus pique-niquer sur la plage,» dit-il. «Parfois j'en trouve dans l'estomac» des poissons.

    «Regeneration Africa»

    En ville, un programme baptisé «Regeneration Africa» recycle le plastique collecté par les bénévoles comme Mohamed Iddi, et le transforme en dalles et autres objets. Au centre de soins des tortues, Kahindi Changawa regarde en souriant Kai, une tortue convalescente.

    Kai est arrivée un mois plus tôt, émaciée et incapable de se maintenir sous l'eau. En plus des laxatifs, on lui a administré des médicaments anti-bactériens et anti-parasites, ainsi que des vitamines destinées à lui rendre l'appétit. Depuis six jours, ses selles ne montrent plus de trace de plastique, explique M. Changawa, visiblement soulagé.

    «Elle a pleinement récupéré. Quand vous la sortez, elle s'agite, elle se bat. C'est un cas heureux. Nous espérons la relâcher dans les prochains jours», dit-il. Une chance que bien d'autres n'auront pas.

    (nxp/afp)

     

    Kenya

    08 décembre 2017 08:47; Act: 08.12.2017 09:15

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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  • Je reviens du Costa Rica avec de belles tortues:

    Mes tortues du Costa Rica

    Mes tortues du Costa Rica

    Mes tortues du Costa Rica

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    Mes tortues du Costa Rica

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    A Sainte-Hélène, Jonathan la tortue, 185 ans au moins, apôtre de la lenteur

    Il a raté de peu Napoléon lors de son exil à Sainte-Hélène, entre 1815 et 1821, il a posé il y a plus d'un siècle avec des prisonniers Boers et défie les lois de la nature: à 185 ans au moins, Jonathan la tortue est sans doute le plus vieil animal terrestre vivant et l'une des attractions de cette île de l'Atlantique.

    "Mon coeur, comment vas-tu ?", lui demande Catherine Man, sa vétérinaire, lors de sa visite hebdomadaire.

     

    Sur les pelouses de Plantation, la demeure georgienne du gouverneur de l'île de Sainte-Hélène où il réside, Jonathan lui tend son cou, long et fripé. La jeune femme s'empresse de le caresser.

    "C'est mon VIP, mon patient le plus important", raconte Catherine Man, seule vétérinaire de ce minuscule territoire britannique isolé, situé à mi-chemin entre l'Afrique et l'Amérique du Sud.

    Jonathan, la tortue géante, est une "institution" et probablement l'habitant le plus connu de cette île de 4.500 âmes.

    Il figure sur les pièces de 5 cents et les tampons d'immigration de Sainte-Hélène.

    Son statut d'attraction touristique lui vaut un traitement de faveur: ce sont les cuisines du gouverneur de l'île qui lui concoctent ses repas. Carottes, laitue, concombres, pommes et poires.

    "Il a probablement des fruits et légumes de meilleure qualité que les habitants de l'île", où l'essentiel de la nourriture est importée par bateau, plaisante Catherine Man.

    Les circonstances de l'arrivée à Sainte-Hélène de cette tortue géante originaire des Seychelles restent un mystère. Mais une chose est sûre, Jonathan a depuis longtemps dépassé sa "date d'expiration", qui est d'environ 150 ans, selon Catherine Man.

    - Un mode de vie 'no stress' -

    AFP

    Jonathan la tortue,au moins 185 ans, sur la pelouse de la demeure du gouverneur de l'île de Sainte-Hélène, le 20 octobre 2017

    Le secret de sa longévité ? "Les reptiles ont un métabolisme lent, ils respirent lentement, prennent leur temps pour manger, guérir... et vieillir", explique la vétérinaire franco-anglaise.

    En plus, Jonathan "a un mode vie extrêmement détendu, avec très peu de stress. Il passe son temps sur les pelouses" de Plantation face à l'océan Atlantique "et peut-être que son caractère tranquille n'est pas pour rien dans sa longévité".

    Le centenaire est aveugle, a perdu de son odorat, mais son ouïe reste intacte et il aime toujours les "ladies", assure, espiègle, la gouverneure de Sainte-Hélène, Lisa Phillips.

    "Je l'entends régulièrement sur la pelouse batifoler avec Emma (une femelle tortue). Mais je dois les surveiller quand ils passent à l'action parce que les tortues peuvent se retourner sur le dos et ne plus se relever. Ce n'était pas dans le descriptif de mon poste !"

    Il y a des années, Jonathan aimait se faufiler, à l'heure du thé, sous les tables installées dans les somptueux jardins de Plantation. "On voyait alors une table avancer avec des boissons dessus", raconte la gouverneure à l'AFP.

    Quand Jonathan tirera sa révérence, le plan "Operation go slow" (Opération on y va lentement) sera activé. Sa carapace sera conservée et exposée. Sa nécrologie est déjà prête.

    JAMESTOWN (AFP) 26.11.2017 - 07:14

    Courrier international

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  • Les images les plus émouvantes de ces derniers jours. 

    Photo: Dukas

    Alors qu'un hélicoptère vient de repérer un objet étrange, des hommes-grenouilles du destroyer américain «USS Howard (DDG 83)» se lancent dans une intervention peu commune dans le golfe Persique. Les hommes ont nagé jusqu'à un petit bateau sans pilote, en train de chavirer, à bord duquel se trouvait une énorme tortue de mer. Les nageurs ont d’abord libéré la tortue avant de couler le piège à la dérive. Le commandant de l’«USS Howard» s'est montré très satisfait, car lors de cette intervention, ses hommes ont à la fois pu s'entraîner à deux scénarios de sauvetage et apporter leur contribution à la protection de l'environnement. 

    Article suisse reçu de mon amie Kathia ----- Swisscom


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