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    Pérou : lâchers de 500 000 tortues dans l'Amazone

    Au total, 500 000 tortues Taricaya vont être relâchées dans l'Amazone, au Pérou, jusqu'au 15 novembre.

    Elles sont minuscules et se précipitent en file indienne vers l'eau. Au cours du week-end, 17 000 bébés tortues Taricaya ont été remises en liberté par des volontaires dans une zone protégée dans le bassin du fleuve Amazone du nord-est du Pérou. Il s'agit du premier lâcher d'une série réalisée dans la réserve nationale de Pacaya-Samiria.

    Pérou : lâchers de 500 000 tortues dans l'Amazone

    Les bénévoles et les employés de Service national péruvien de zones naturelles protégées par l'Etat (SERNANP) ont recueilli les œufs de tortue pendant le mois d'août et suivi leur éclosion.

    Pérou : lâchers de 500 000 tortues dans l'Amazone

     

    leparisien.fr


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  • INTERVIEW Yvon Le Maho observe les déplacements des tortues marines en haute mer pour en savoir plus sur ces espèces menacées…

    "Les tortues marines rendent des services énormes"

    Une tortue luth en Guyane. - JOBARD/COEURS DE NATURE/SIPA

    Où vont les tortues luth lorsqu’elles quittent les côtes de la Guyane ou de la Martinique ? Yvon Le Maho, directeur de recherche émérite au CNRS, a initié à la fin des années 1990 un programme de recherches pour mieux connaître les voyages de ces tortues capables de parcourir des milliers de kilomètres. A la clé, il en a retiré des informations sur la santé des océans. Il présente les premiers enseignements du suivi des tortues ce mercredi à l’Institut océanographique, à Paris.

    Pourquoi vouloir connaître les trajets effectués par les tortues marines ?

    Les tortues marines sont presque toutes des espèces menacées. Or, certaines espèces comme les tortues luth vivaient déjà à l’époque des derniers dinosaures. Elles représentent donc une valeur patrimoniale, mais elles rendent aussi des services énormes car elles se nourrissent de méduses, qui prolifèrent actuellement. Il est donc important de préserver les tortues marines et la France a une grande responsabilité car l’un des plus grands sites de ponte se trouve en Guyane. Nous étudions essentiellement trois espèces en Guyane et aux Antilles : la tortue luth, la tortue verte et la tortue olivâtre. On essaye de comprendre les raisons de leur disparition puisqu’on a constaté une diminution importante de ces populations.

    >> Lire notre reportage au Gabon: Les plages des tortues disparaissent

    Quelles sont les principales menaces que vous avez identifiées ?

    Au départ, il y avait des menaces à terre, notamment les chiens errants qui déterraient les œufs ou des populations humaines qui les prélevaient. Aujourd’hui, les tortues sont protégées à terre donc on cherche les causes de leur disparition en mer. Pour ça, on fait un suivi grâce aux balises Argos. On a constaté qu’ellescouvraient complètement l’océan Atlantique car, en partant de Guyane ou des Antilles elles remontent vers les îles du Cap Vert, qui sont des zones très riches en nourriture, ou bien elles remontent vers les côtes de Floride et jusqu’au courant du Labrador, au nord du Canada. Elles font des voyages très longs, des milliers de kilomètres. Mais l’étude ne se limite pas à suivre les déplacements des tortues marines, on a essayé d’en savoir plus grâce à différents types de capteur qui nous permettent d’avoir des infos sur la profondeur à laquelle elles plongent ou sur la chlorophylle, la salinité, la température de l’eau…

    >> A lire aussi : Réchauffement climatique: Les tortues marines menacées par la diminution du nombre de femelles

    Les tortues sont donc des indicateurs de la santé des océans ?

    Elles nous donnent des informations sur des aspects océanographiques en plus d’éléments qui permettent de mieux les protéger. On pensait auparavant que tous les points chauds, les « hotspots » où vont les tortues, devaient devenir des sanctuaires. Or, ce qu’ont montré nos travaux, c’est que les tortues luth recherchent des zones d’interface entre des eaux de températures différentes, ce qu’on appelle des fronts, car c’est là qu’on trouve les plus importantes ressources marines. Or, ces zones sont aussi recherchées par les pêcheurs, on ne peut pas les empêcher d’y aller. Cela a amené le WWF à travailler avec eux pour mettre au point des systèmes de filets qui permettent aux tortues marines de s’échapper. Nous travaillons aussi dans l’intérêt de la pêche car une mer remplie de méduses est une mer sans poissons.

    20minutes.fr Propos recueillis par Audrey Chauvet


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  • http://www.guadeloupe.franceantilles.fr/

    Samedi 17 septembre 2016, une tortue marine de 100 kg est retrouvée sur la plage de Pompierre en Guadeloupe, blessée par la flèche d'un braconnier. L'événement déclenche un élan de solidarité, amenant une trentaine de personnes à se mobiliser pour sauver la vie de l'animal.

    C'est lors de sa promenade matinale qu'un touriste croise le chemin de la tortue en souffrance. En effet, le reptile agonise sur les abords de la plage, victime de la barbarie d'un braconnier. La flèche du chasseur n'a pas tué la tortue mais elle est toujours fichée dans son cou, l'intervention d'un expert est indispensable !

    Chaîne de solidaritié pour une tortue détresse

    C'est ainsi que le touriste contacte les gendarmes. Les autorités locales font le même constat que le sauveur : les compétences d'un spécialiste sont nécessaires. Les agents préviennent immédiatement  le Centre de surveillance et de sauvetage (CROSSAG) qui, à son tour, appelle la coordination du réseau tortues marines (RTMG). La SNSM, elle, se dévoue pour acheminer la tortue jusqu'à l'association Kap Natirel, au sein de laquelle se trouvent des bénévoles habilités à s'occuper de la tortue, une espèce protégée.

    Les membres du Kap décident de transporter le reptile en urgence jusqu'au centre de soins le plus proche. Malheureusement, celui-ci est fermé pour travaux. Le sauvetage de la pauvre tortue se complique.

    Un vétérinaire dépêché sur place

    Par chance, les équipes en charge de la tortue arrivent à joindre un vétérinaire. Le docteur Lévèque est dépêché en urgence pour tenter de sauver la vie de l'animal. C'est alors que le reptile est soumis à une série d'examens visant à évaluer son état de santé et à déterminer si la flèche peut être retirée en toute sécurité. Par chance, le diagnostic est positif.

    En effet, la flèche n'a touché aucun organe vital. Sans attendre, un bénévole, également chasseur marin, se charge de retirer lle projectile en toute sécurité.

    Une fois hors de danger, la tortue peut enfin se reposer. Cependant, à la grande surprise des équipes, le reptile se remet de sa mésaventure en moins de 24 heures. Face à sa vitalité débordante, les experts ne voient pas d'inconvénients à remettre l'animal à l'eau au cours de la matinée suivante. C'est ainsi que le reptile retrouvera la liberté sur les coups du dimanche midi.

    L'INTERVENTION D'UNE TRENTAINE DE PERSONNES AURA ÉTÉ NÉCESSAIRE POUR PERMETTRE À L'ANIMAL DE GARDER LA VIE SAUVE !

    Braconnage : la sonnette d'alarme tirée

    Malheureusement, le cas de la tortue marine sauvée le 17 septembre n'est pas isolé. En effet, ce n'est pas une, ni deux, mais bien trois tortues qui ont été retrouvées plantées d'une flèche dans le cou au cours du dernier mois dans la zone de Pompierre.

    Plainte et enquête en cours

    En conséquence, une plainte a été déposée contre X. Le braconnier, lui, risque jusqu'à un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende. Le Service mixte de police de l’environnement (SMPE) est chargé de l'enquête. Celle-ci n'a pas encore donné de résultats à ce jour.

    ACTUANIMAUX


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  • C'est la période de migration annuelle pour les tortues. Au Mexique, dans la ville de Oaxaca, des centaines d'entre elles ont débarqué cette semaine sur les plages protégées de la côte pacifique, où elles pondent des millions d'œufs dans le sable. Mais très peu survivent chaque année (environ 150.000).

    Au Mexique, les tortues affluent sur les plages pour pondre

    Vidéo: ICI


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    La folle libido de cette tortue a sauvé son espèce

               ©MarkPutney/Flickr,CC.

    Il a plus de 100 ans, est sexuellement très actif, et a engendré à lui tout seul la naissance de 800 bébés. Ce sex-symbol, c’est Diego, une tortue géante mâle de 80 kg, 90 cm de haut et 1,50 m de long. Il partage son quotidien avec six femelles, dans un centre d’élevage de tortues terrestres sur l’île Santa Cruz, au cœur de l’archipel équatorien des Galápagos.

    Il y a près de cinquante ans, seules deux tortues mâles et douze femelles de son espèce (Chelonoidis hoodensis) avaient été recensées sur l’île Española, dans le sud de l’archipel. Il s’agissait alors des derniers survivants natifs du lieu. C’était sans compter sur la ferveur sexuelle de Diego, apporté en 1976 du zoo de San Diego (Californie), qui a réussi à sauver son espèce de l’extinction. Il y a six ans, une étude génétique a révélé qu’il était le père de presque 40 % des couvées de la petite île, où 2000 tortues y vivent actuellement.

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