• Jeux

    Ici vous trouverez de petits jeux glanés chez les "autres"....

  • Lady Marianne nous propose "Mardi poésie": ICI

     

    Mardi poésie

    Un poème qu'on aime,

    Quelques mots si l'on veut!

    Cette semaine, le thème choisi par Lady Marianne:

    Les animaux...

     

    Le cygne:

    Sans bruit, sous le miroir des lacs profonds et calmes, 
    Le cygne chasse l'onde avec ses larges palmes, 
    Et glisse. Le duvet de ses flancs est pareil 
    À des neiges d'avril qui croulent au soleil ; 
    Mais, ferme et d'un blanc mat, vibrant sous le zéphir, 
    Sa grande aile l'entraîne ainsi qu'un lent navire. 
    Il dresse son beau col au-dessus des roseaux, 
    Le plonge, le promène allongé sur les eaux, 
    Le courbe gracieux comme un profil d'acanthe, 
    Et cache son bec noir dans sa gorge éclatante. 
    Tantôt le long des pins, séjour d'ombre et de paix, 
    Il serpente, et laissant les herbages épais 
    Traîner derrière lui comme une chevelure, 
    Il va d'une tardive et languissante allure ; 
    La grotte où le poète écoute ce qu'il sent, 
    Et la source qui pleure un éternel absent, 
    Lui plaisent : il y rôde ; une feuille de saule 
    En silence tombée effleure son épaule ; 
    Tantôt il pousse au large, et, loin du bois obscur, 
    Superbe, gouvernant du côté de l'azur, 
    Il choisit, pour fêter sa blancheur qu'il admire, 
    La place éblouissante où le soleil se mire. 
    Puis, quand les bords de l'eau ne se distinguent plus, 
    À l'heure où toute forme est un spectre confus, 
    Où l'horizon brunit, rayé d'un long trait rouge, 
    Alors que pas un jonc, pas un glaïeul ne bouge, 
    Que les rainettes font dans l'air serein leur bruit 
    Et que la luciole au clair de lune luit, 
    L'oiseau, dans le lac sombre, où sous lui se reflète 
    La splendeur d'une nuit lactée et violette, 
    Comme un vase d'argent parmi des diamants, 
    Dort, la tête sous l'aile, entre deux firmaments.

     

    René-François Sully Prudhomme (1839-1907)

    Recueil : Les solitudes (1869).

    Mardi poésie 


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  • Tout d'abord, voici ce qu'il en est de cet exercice ...en plus de tout savoir ici :

    http://www.ma-chienne-de-vie.com/ ICI

     

    Vous n'avez pas oublié le principe du jeu ?

     

    Avec les lettres proposées,
    faire des mots de 5 lettres au moins et au moins 5 mots

     

    puis les inclure dans un texte sur un thème de votre choix
    merci de déposer votre lien d'article sous cet article


    celles qui ne font pas de texte trouver le plus de mots possible

     

    *******************


    je donne le jeu le lundi et vous publiez le dimanche 


    Je vous propose 10 LETTRES

    lDiminutif d'un petit homme

    subs-masculin pluriel

    ***** 

    Voici les lettres:

    A E O O U B H M M N X 

    mettre au pluriel ---le x n'est pas dans le tableau
    pour avoir plus d'anagrammes-

    Le défi de Lady Marianne

     

    Après tout pourquoi pas j'adore ce genre de jeux Lady!

    Voici tout d'abord le mot trouvé avec toutes les lettres:

    BONHOMMEAUX

    Facile de trouver des mots de 5 lettres et plus:

    Monôme, boxon, homme, mambo, Ammon, manou, moambe, ambon, amone, bonhomme, beaux, bonhommeaux...

     

    Voici mon petit texte, je surlignerai les mots trouvés avec ces lettres:

    Le monôme d'étudiants se termina en boxon. Un homme commença à danser la mambo, il se disait descendant du dieu oraculaire Ammon. Il se vêtit d'un manou coloré et déclara qu'il allait faire une moambe (plat africain à base de coco) mais il était interdit de s'installer sur l'ambon comme il voulait le faire pour le déguster. Il remua le plat avec un amone et invita un bonhomme aussi étrange que lui et de très beaux bonhommeaux à se joindre à lui...

    Le défi de Lady Marianne 


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  • Pour le thème: Je vous propose pour samedi: "Nature au printemps"

    Le samedi, on présente un seul tableau en quelques mots en disant pourquoi il nous plait ou nous émeut, ou nous trouble.

    Et voilà.

    Le tableau du samedi chez Lady Marianne

    Vous n’avez pas fait les beaux arts ? Moi non plus!

    On parle d’émotions,
    deux mots sur le peintre,
    et on partage
    dixit mamazerty

    On s’inscrit (ou pas) à la communauté là :

    https://www.over-blog.com/community/le-tableau-du-samedi-de-lady-marianne

    Le Tableau du samedi chez Lady Marianne

    Charles-François Daubigny - Le printemps

     

    Charles francois daubigny.jpg

    Charles-François Daubigny photographié par Nadar.
     
    Contempler une toile de Daubigny c’est traverser un siècle de peinture résumé en sa plus simple expression : la beauté. Bien que favorisant les paysages, ce peintre né en 1817 et mort en 1878, savait mettre toute l’expression nécessaire dans ses peintures pour faire d’une toile un pont entre le romantisme et l’impressionnisme. Ami de Corot et Courbet, ce sont peut-être également ses voyages en Angleterre qui lui apprennent à donner tant d’émotion à un paysage somme toute commun. Ses Bords de l’Oise (1865) autant que sa Confluence de la Seine et de l’Oise (1868), sont empreints d’une poésie, d’un apaisement, et la dispersion dans le monde entier de son œuvre est bien la preuve que ce peintre au génie réel a su, en peignant la beauté simple et pure de la nature, toucher au plus profond de l’âme humaine.

     


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  • logo expressions pittoresque

     

    Tous les jeudis chez Lilou soleil: ICI

    Vous avez envie de jouer ?  Le règlement  ICI 

    "Décrocher la lune"Obtenir l'impossible.

     

     

    Origine:

    La lune, astre lumineux et mystérieux, paraît souvent très proche de la Terre, et donc, facile à attraper. Les apparences sont bien évidemment trompeuses puisque le premier pas de l’homme sur la Lune dû attendre 1969. Toujours est-il qu’elle fascine depuis toujours. Au XVIe siècle, l’expression était « prendre la lune avec ses dents », puis s’est transformée en « décrocher la lune », pour figurer que l’on a obtenu quelque chose que l’on pensait impossible.

    decrocher-la-lune


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  • Lady Marianne nous propose "Mardi poésie": ICI

     

    Mardi poésie

    Un poème qu'on aime,

    Quelques mots si l'on veut!

    Cette semaine, le thème choisi par Mamycool:

    La musique...

     

    À la musique

    Place de la Gare, à Charleville.

    Sur la place taillée en mesquines pelouses, 
    Square où tout est correct, les arbres et les fleurs, 
    Tous les bourgeois poussifs qu'étranglent les chaleurs 
    Portent, les jeudis soirs, leurs bêtises jalouses.

    - L'orchestre militaire, au milieu du jardin, 
    Balance ses schakos dans la Valse des fifres : 
    Autour, aux premiers rangs, parade le gandin ; 
    Le notaire pend à ses breloques à chiffres.

    Des rentiers à lorgnons soulignent tous les couacs : 
    Les gros bureaux bouffis traînant leurs grosses dames 
    Auprès desquelles vont, officieux cornacs, 
    Celles dont les volants ont des airs de réclames ;

    Sur les bancs verts, des clubs d'épiciers retraités 
    Qui tisonnent le sable avec leur canne à pomme, 
    Fort sérieusement discutent les traités, 
    Puis prisent en argent, et reprennent : " En somme !..."

    Épatant sur son banc les rondeurs de ses reins, 
    Un bourgeois à boutons clairs, bedaine flamande, 
    Savoure son onnaing d'où le tabac par brins 
    Déborde - vous savez, c'est de la contrebande ; -

    Le long des gazons verts ricanent les voyous ; 
    Et, rendus amoureux par le chant des trombones, 
    Très naïfs, et fumant des roses, les pioupious 
    Caressent les bébés pour enjôler les bonnes...

    - Moi, je suis, débraillé comme un étudiant, 
    Sous les marronniers verts les alertes fillettes : 
    Elles le savent bien ; et tournent en riant, 
    Vers moi, leurs yeux tout pleins de choses indiscrètes.

    Je ne dis pas un mot : je regarde toujours 
    La chair de leurs cous blancs brodés de mèches folles : 
    Je suis, sous le corsage et les frêles atours, 
    Le dos divin après la courbe des épaules.

    J'ai bientôt déniché la bottine, le bas... 
    - Je reconstruis les corps, brûlé de belles fièvres. 
    Elles me trouvent drôle et se parlent tout bas... 
    - Et je sens les baisers qui me viennent aux lèvres.

     

    Arthur Rimbaud (1854-1891)

     

    Recueil : Poésies (1870-1871).

    Mardi poésie


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